Que viendrait faire l'amour dans un coeur fière? L'amour courbe les têtes, moi j'ai la nuque raide !

Que viendrait faire l'amour dans un coeur fière? L'amour courbe les têtes, moi j'ai la nuque raide !
Désillusionnée avant l'âge, je dégueule sur la facticité des sentiments. Epargner moi les euphories grotesques. Je suis l'allégorie de ma propre déprime, l'incarnation du laisser-aller et du desespoir. Que dire du bonheur? Rien. Ca emmerde le monde. Le bonheur des uns fait le malheur des autres. Vous êtes jaloux, mesquins. Je ne vais pas vous retranscrire les adorables bêtises qu'on se débite à longueur de journées, ni décrire sa façon de replacer mes mèches derrière mon oreille, la douceur de sa joue contre la mienne, et son regard plongé dans le mien ... Vous voyez, je tombe très vite dans les mauvais clichés. Joue contre jour, yeux dans les yeux, main dans la main ... Ce qu'on est con quand on aime ! Ce qu'on est niaiseux, mielleux, fleur bleue, inactif, improductif, égoïste, aveugle et sourd ! L'humanité souffre. Le monde est une vaste plaine après un carnage, jonchée d'agonisants qui râlent et qui se tordent. Les hommes, les gens déambulent, anonymes, et dissimulent une plaie béante sous leurs airs impassibles. Le bonheur ... L'homme n'en entrevoir que des apparences, celles qu'essaie de lui donner le voisin. Le bonheur est une illusion d'optique, deux miroirs qui se renvoient la même image à l'infini. N'essayez pas de remonter à l'image d'origine, il n'y en a pas. Le sentiment ressenti et pris pour le bonheur quand on est amoureux, quand on a réussi quelque chose, c'est le sursis avant de comprendre l'erreur : l'être aimé ne ressemble à rien, ce que vous avez réussi ne rime à rien. Cela ne vous rend pas malheureux, mais conscient... Le bonheur ne se finit pas, il se rectifie. Nous avons inventé la lumière pour nier l'obscurité. Nous avons mis les étoiles dans le ciel, nous avons planté des réverbères tous les deux mètres dans les rues. Et des lampes dans nos maisons. Eteignez les étoiles et contemplez le ciel. Que voyez-vous? Rien... Et cela vous angoisse. C'est angoissant d'être en face de l'infini. Rassurez-vous : vos yeux s'arrêteront toujours sur les étoiles qui obstruent leur vision et n'iront pas plus loin. Aussi ignorez-vous le vide qu'elles dissimulent. Eteignez la lumière et ouvrez grands les yeux. Vous ne voyez rien. L'obscurité n'est pas hors de vous, elle est en vous. Et pourtant luisait en moi l'étincelle moqueuse d'un espoir indéfini, qui par instant me faisait oublier le goût amer de la moelle pourrie du monde, petite étincelle ténue, seule barrière entre moi et l'autodestruction. Bien que vouée aux affres du pessimisme, aux abîmes de la vérité, je vivais. Je vis encore. Chaque matin, je me dégage des bras enchanteurs de Morphée, pétrifiée à l'idée de ces heures interminables qui s'égrèneront lentement jusqu'à ce que je puisse me replonger dans l'oubli bienfaisant d'un nouveau sommeil ... .L'humanité souffre ,, et je souffre avec elle. [...]
# Posté le samedi 05 août 2006 07:56
Modifié le mardi 01 juillet 2008 04:02

Le monde est sourd, pourtant je pensais que toi tu m'écoutais [...]

Le monde est sourd, pourtant je pensais que toi tu m'écoutais [...]
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Entre l'aimer et m'imaginer que je l'aime, entre m'imaginer que je l'aime moins et l'aimer moins, quel dieu verrait la différence? Dans le domaine des sentiments, le réel ne se distingue pas de l'imaginaire. Et s'il suffisait d'imaginer qu'on aime, pour aimer?! Ainsi suffit t'il de se dire qu'on imagine aimer quand on aime, pour aussitôt aimer un peu moins, et même pour se détacher un peu de ce qu'on aime...

# Posté le mercredi 09 août 2006 15:29
Modifié le lundi 29 septembre 2008 12:57

Quant au bonheur, il n'a presque qu'une seule utilité, rendre le malheur possible ...

Quant au bonheur, il n'a presque qu'une seule utilité, rendre le malheur possible ...
Chacun fait sa vie, c'est humain. J'devrais pas m'prendre la tête, je sais c'est nul hein? La nostalgie c'est nocif, ça fait pas du bien. Tellement de bons moments pourtant c'est les mauvais qu'on retient. On se laisse en froid, on sait même pas ce que l'autre devient. Des " je t'aime, tu m'aimes, nous nous aimons, toi et moi c'est pour toujours ", et la relation tourne au vinaigre. J'voulais un enfant de toi, ça fait si longtemps que j'attendais puis un beau jour bah il veut plus d'toi. Il veut plus t'voir, il s'barre. Il t'a fait mal avec les mots, c'est dard. On peut en discuter, y'a matière à débats, qu'est ce que tu veux boire? On s'mets bien, on sympathise. On s'rappelle, on s'revoit, tu m'plaîs bien, on s'attire, j'deviens croc'. Les yeux qui brillent, en plus il m'dit qu'il m'aime. Qu'il n'y a que moi, que j'suis la seule, j'suis tombée love d'lui... On passe des heures au phone-tel. Puis viennent les premières disputes pour des futilités qui deviennent des montagnes. Est-ce que tu m'aime par habitude ou est-ce de l'amour véritable? Les prises de gueule m'ont rendue irritable. " Ma chérie, mon bébé, mon amour ", des mots qu'on dit puis on se quitte pour un prétexte balourd. Moi j'envisage toujours le pire, j'suis préparée psychologiquement. Toujours se dire que la vie est pleine de rebondissements. J'vais pas te cacher que j'ai du mal à encaisser, mais j'suis debout même si j'suis profondément blessée. J'ai toujours été gentille, mais surtout trop conne. J'suis devenue aigrie, enfermée dans mon cocon...
# Posté le jeudi 17 mai 2007 12:10
Modifié le vendredi 03 octobre 2008 14:32

A défaut du pardon, laisse venir l'oubli ...

A défaut du pardon, laisse venir l'oubli ...
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En mémoire à ce qu'on ne sera plus ...
You'll always be my boo.
# Posté le lundi 25 juin 2007 14:53
Modifié le samedi 04 octobre 2008 06:10

Nous finissons toujours par avoir le visage de nos vérités.

Nous finissons toujours par avoir le visage de nos vérités.
Amour : il aurait voulu qu'elles fussent toutes vierges de passé et d'hommes. Et le seul être qu'il ait rencontré et qui le fut en effet, il lui avait voué sa vie mais n'avait jamais pu lui être fidèle. Il voulait donc que les femmes fussent ce qu'il n'était pas lui-même. Et ce qu'il était le renvoyait aux femmes qui lui ressemblaient et qu'il aimait et prenait alors avec rage et fureur ...

Albert Camus
# Posté le vendredi 01 août 2008 11:40
Modifié le samedi 04 octobre 2008 14:00